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Exemple de portrait morphopsychologique complet

M. B.

Introduction

Un regard inquiet porté par un visage qui s’amenuise nettement au fur et à mesure que l’on va vers l’étage inférieur. Un cadre large à l’étage supérieur qui est plutôt rétracté à l’étage inférieur.

Si l’on observe une tendance à l’activité cérébrale (croix de Polti et Gary), la rétraction latérale de l’étage médian est compensée par une rétraction de front à l’étage supérieur et à l’étage inférieur.

Le modelé est charnu plat ondulé avec une tendance au rétracté bossué à l’étage médian sur la vue de profil.

Les yeux abrités font penser à une légère RLN qui n’est cependant pas nette sur la photo. Le nez est projeté, également assez large et la bouche, sur un saillant est plutôt large.

Une asymétrie horizontale nette et une asymétrie verticale montrant une différence de volume et de tonicité entre droite et gauche répartie inégalement selon les étages.

L’étage supérieur est nettement l’étage dominant et l’étage inférieur le plus en retrait.

Une personnalité tourmentée qui doit faire face à des tensions nombreuses. Marie-France doit lutter contre des tendances opposées qui lui imposent des prises de position et des actions qu’elle ne souhaite pas toujours. Comment parviendra-t-elle à gérer ses contradictions et à s’épanouir dans ses relations ?

Etage supérieur

Malgré la mèche sur le front, on devine un front dont le cadre est large. Il est encadré par deux épis temporaux.

Le front est redressé, du moins dans sa partie inférieure, les bosses sus orbitaires étant peu apparentes. Par contre la zone imaginative est ample et bien arrondie..

On n’observe qu’une seule ride de scrupule entre les deux yeux du côté droit.

Les sourcils sont écarté mais ils ont tendance, bas sur l’œil, à encadrer les yeux.

Le modelé est plat ondulé.

Les yeux sont relativement petits, moyennement ouverts, plutôt rapprochés et abrités. Les coins extérieurs sont tournés vers le bas (surtout à droite).

Une recherche d’informations quasi continue. L’observation, si elle est pointilleuse, n’est pas scrutatrice. La réflexion a tôt fait de laisser la place à l’imagination qui permet à M. d’utiliser ses facultés de création. Si elle aime la rêverie, celle-ci est rapidement interrompue par une imagination plus pessimiste.

M. va devoir vivre avec une imagination fertile, des idées pas toujours très gaies, un souci de l’observation « pointue ». Où cet étage prépondérant va-t il mener cette personne ?

Etage médian

Cet étage est important dans la vie de M., cependant il vient en seconde place. Le cadre est large et le modelé est plat ondulé voire rétracté bossué et relativement charnu.

L’étage entier est projeté vers l’avant (rétraction latérale.

Il empiète sur l’étage instinctif actif et joue un grand rôle dans la vie de tous les jours.

Il est à noter l’asymétrie droite gauche. La partie droite est plus large mais la partie gauche est plus haute et moins tonique.

La rétraction latéro nasale dans la partie supérieure est un peu visible mais la vue de profil laisse voir un modelé à tendance rétracté bossué (rétraction de front).

Le nez, pas très grand est moyennement projeté. L’arête est droite et large sur toute sa longueur et la base est relevée de façon assez franche. Les narines sont légèrement serrées (davantage à droite).

Un étage qui révèle une personne pour qui les relations sont nécessaires. Elle est inquiète mais éprouve un sentiment qui la rassure quand il y a du monde autour d’elle. Pourtant cet étage montre les difficultés que les relations d’affection ou d’amitié ont pu causer à Marie-France.

Etage inférieur

L’étage est rétracté et en rétraction de front.

Le modelé est plat ondulé charnu et ne laisse voir aucun angle apparent.

L’angle de la mâchoire est presque droit.

Ici encore le côté droit est plus large que le côté gauche.

La bouche est relativement large dans cet étage en rétraction. Elle est entr’ouverte, les lèvre sont bien dessinées, presque charnues (surtout la lèvre inférieure sur la vue de face). La lèvre supérieure est tirée vers l’avant (influence de l’étage affectif). Les commissures sont tournées vers le bas.

Cet étage est nettement au service des deux autres. M. éprouve de la fatigue d’abord dans ce registre. Elle est même sans doute obligée de se faire violence pour mener à bien toutes les tâches qui lui incombent. En revanche les échanges semblent faciles dans le domaine de l’activité quotidienne. Fort heureusement, elle conserve un appétit de vivre et de profiter de la vie. Elle tente tout ce qu’elle peut pour préserver un environnement calme e paisible.

Synthèse

Une personnalité composite qui impose à M. de prendre de la distance avec son environnement. Elle prend du recul, elle prend des précautions et elle s’est ainsi forgé un coussin qui amortit les à-coups dus aux contacts des autres. Cependant Elle est toujours inquiète et heureusement que son activité cérébrale l’aide à surmonter cette inquiétude.

Craint-elle de ne pas être à la hauteur ? de décevoir ? Le sait-elle vraiment ? Ce n’est pas si sûr. Elle cherche à la fois à se protéger de l’extérieur et à se protéger d’elle-même comme si elle essayait de s’oublier pour ne vivre que par les autres et avec les autres.

Ainsi les relations sont réellement nécessaires à M. pour son équilibre, pour exister.

L’étage cérébral est nettement le plus important dans le visage de M. et c’est à travers l’étude de celui-ci et de ses relations avec les deux autres qu’elle pourra se comprendre.

La curiosité de son intellect permet à M. de s’évader de ce qui l’oppresse en même temps, cette activité se nourrit des épreuves qu’elle subit tout en l’aidant à SE raisonner. Les connaissances acquises grâce à cette activité donnent aux évènements extérieurs un relief différent qui les rend plus supportable.

Ainsi, l’appréhension de l’opinion des autres se trouve atténuée et Marie-France vit pour et par les autres. Sa vie intérieure est tout aussi dense mais elle oscille entre l’une et l’autre.

Il va donc falloir apprendre à bien se connaître pour mieux s’aider soi-même.

Le cérébral constitue un atout qu’il faut gérer dans le sens de l’apprentissage de soi et des autres pour tirer profit de ce côté affectif qui est aussi un atout à condition d’en user tout en l’apprivoisant.

M. grâce à son esprit toujours en éveil peut s’adapter si elle en sent la nécessité et à condition que cette adaptation ne lui impose pas un effort trop intense. Son imagination peut l’aider comme elle peut aussi lui jouer des tours.

L’instinctif actif est au service des autres, il ne prend pas les initiatives, raison de plus pour optimiser les actions et les efforts à fournir. Par exemple en apprenant à déléguer certaines tâches qui rebutent et/ou font craindre un faux pas.

Orientation

M. doit pouvoir profiter de ses points forts pour gérer ses points faibles sans avoir à les craindre.

Pistes à explorer :

Pistes à éviter :

M. doit s’accepter comme elle est et se rassurer dans ce domaine comme dans les autres : l’assertivité (accepter de se montrer aux autres tel que l’on est et assumer ses points forts et ses points faibles) est le meilleur allié qu’elle puisse se trouver. De surcroît cet allié ne fait jamais défaut et il ne demande rien en échange.

 

Voir aussi l’exemple de portrait morphopsychologique flash.

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